Et si on allait vivre dans un autre pays ?

Et si on abandonnait tout, maison, voitures, boulot, famille, amis … et qu’on allait vivre dans un autre pays ?

Il y a plusieurs années déjà on en parlait parfois avec PapaJ, du genre « tu en penses quoi de l’Espagne ? ». Crapaud était petit, mon boulot ne me passionnait pas plus que ça, donc oui, j’aurais suivi PapaJ les yeux fermés.

Pour info PapaJ est développeur, il fait des applis iOS, des sites Web (tu connais pas encore Hanjie Star ??) … Et il est plutôt bon dans ce qu’il fait. Bref, il a souvent des contacts pro : Londres, Stockholm, sud de la France et plein d’autres encore. Mais jamais rien qui nous fasse vraiment réfléchir.

Il n’y a pas si longtemps, il a eu une proposition pour une destination qui nous fait vraiment envie : Montréal. Comme d’habitude il a cherché plus d’infos sur la boîte, et ça lui plaisait énormément. L’idée de partir à Montréal me donnait le sourire, parce que clairement il y a pire comme destination !
Il a passé un entretien, puis un nouveau, je l’entendais parler avec beaucoup d’intérêt, de passion même (lui qui est d’ordinaire plutôt introverti).

Du coup j’ai commencé à chercher des infos sur la vie à Montréal, et en bonne blogueuse j’ai cherché des blogs d’expats 😉
Je suis tombée sur 2 blogs plutôt sympas (dont Une Frenchie à Montréal ) et surtout qui ne donnaient pas qu’une vision toute positive de la vie à Montréal !
Montréal c’est magnifique l’été, entre pique nique et promenade dans les parcs de la ville, et c’est tout blanc l’hiver, il fait froid oui mais le froid n’est pas pareil qu’ici.
Le rythme de boulot semble sympa : fin de la journée à 17h (alors qu’en France il est mal vu de partir à l’heure, là-bas apparemment si tu n’as pas fini ton boulot c’est que tu n’as pas été productif). Bon par contre seulement 10 jours de congés payés par an, même si il est courant de prendre des jours sans solde.

Ce serait aussi une super expérience pour les garçons, une nouvelle culture, l’apprentissage plus facile de l’anglais.

Si on partait à Montréal, PapaJ aurait un visa de travail donc il serait lié à l’employeur. Si j’ai bien compris le principe, si le contrat était cassé le visa ne serait plus valable, merci de rentrer chez vous … De ce que j’ai lu, ça semble être un sujet très important pour les expats, un peu comme une épée de Damoclès.
Et puis, pour que je puisse avoir un visa facilement, il faudrait que je trouve un travail de suite. L’idée de changer complètement de vie, de chambouler la vie des garçons (qui le vivraient probablement mieux que moi) mais de ne pas pouvoir me poser avec eux pour prendre nos marques me fait peur.

Il faut dire aussi qu’on a pris nos marques dans notre vie de famille, on a deux enfants dont un qui va rentrer au CE1, après beaucoup de galère j’ai trouvé une bonne nounou, on a des amis / voisins avec qui on s’entend admirablement bien (on se dit même qu’on pourrait acheter un terrain en commun et construire nos maisons dessus 😉 ), il y a un peu le côté famille qui joue aussi.

Bref, plus PapaJ s’emballait pour cette opportunité, plus je me posais de questions. Une nuit j’ai fait un cauchemar juste horrible : on habitait en immeuble, dans une tour immense même, au dernier étage. La pièce était carrée avec des fenêtres sur tout le tour. Puis l’immeuble se mettait à tanguer, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Je me suis réveillée quand nous étions collés aux fenêtres, parallèles au sol. Mon cœur battait très vite, trop vite, je tremblais, j’avais le souffle coupé. PapaJ m’a dit que c’était probablement le stress de Montréal …

Alors clairement, tout quitter du jour au lendemain pour démarrer une nouvelle vie dans un endroit inconnu (mais qui me tente bien, vraiment) ce serait une super opportunité.
Et puis PapaJ semble épanoui quand il en parle. Et ce serait vraiment une expérience enrichissante pour les garçons.

Mais, un peu égoïstement, l’idée de tout quitter me fait peur. Et si dans 6 mois il se rendait compte qu’en fait ce n’est pas ce qu’il veut faire ?
Nous n’aurions plus rien ici, plus de maison, plus de voiture, plus de meubles … ce n’est que du matériel mais j’ai du mal à m’imaginer sans rien.
On s’est finalement dit que, si vraiment on choisissait cette voie, il faudrait partir une dizaine de jours sur place pour être certains de notre choix.

Et puis j’en ai reparlé avec lui, et même si j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose de chouette, je pense que dans le fond ce n’est pas ce qui convient à PapaJ.
Je ne sais pas si on regrettera cette décision à un moment, je pense juste que le choix aurait été plus facile il y a quelques années.

Et vous, vous seriez prêts à tout quitter pour changer de vie ?

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